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9 Le prince serenissime ALEXANDRE ANDREEWIICH BEZBORODKO, 1747 —1799, fils du magistrat Andre Yakovlewitch Bezborodko et d’Eudoxie Mikhailowna, nee Zabiello, naquit a Gloukhovo le 14 mars 1747. A sa sortie de l’academie ecclesiastique de Kieff, ou il se fit remarquer entre tous par l’excellence ,,de sa memoire et la penetration de son esprit“, il entra a la chancellerie du comte Roumiantzeff, general gouverneur de la Petite-Russie, et lorsque celui-ci fut mis a la tete de l’armee envoyee contre les Turcs, il le suivit sur le theatre de la guerre. L'a il se fit encore remarquer par les brillantes qualites de son esprit, et le feld-marechal lui confia bientot la direction d’une des sections de sa chancellerie et le promut en recompense de scs services colonel du regiment petit-russien de Kieff. A la conclusion de la paix, il le recommanda en outre a l’imperatrice Catherine, qui tenait aux hommes de talent, et, en 1775, Bezborodko fut nomme secretaire du Bureau des requetes. Catherine apprecia son puissant esprit d’homme d’etat et ses rares capacites, et il ne tarda pas a devenir son rapporteur prefere. En 1780. il fut promu general major et attache au College des Affaires etrangeres avec le titre de „plenipotentiaire pour toutes les negociations“. C’est sous sa direction que fut conclue l’alliance avec l’Autriche et accomplie l’annexion de la Crimee; c’est encore lui qui accompagnait l’imperatrice comme rapporteur dans tous ses deplacements. Elle le combla de riches presents et de dignites, et Joseph II lui confera en 1785 le titre de comte du Saint Empire Romain. L’annee suivante, il fut appele a sieger au Conseil, tout en restant directeur general des Postes. Ses succes tenaient en grande partie a son art de s’assimiler les idees et les intentions de la Souveraine et de trouver les meilleurs procedes pour les mettre a execution ou les appliquer en politique. La paix de Yassy, en 1791, fut l’apogee de sa carriere sous Catherine II, et lui valut (il avait dej'a rang de conseiller prive actuel) l’etoile de St-Andre et de riches domaines. Mais son importance fut ebranlee par le nouveau favori Zouboff, qui voulut avoir lui-meme en main les relations exterieures et s’efforca de miner sous lui la faveur de l’imperatrice. Bezborodko se consola en enrichissant de pieces rares la galerie de tableaux qu’il avait rassemblee dans sa luxueuse maison ( aujourd’hui la Poste), et en se lancant dans la debauche et les aventures galantes : en matiere de femmes du reste, il avait toujours ete un amateur passionne et peu difficile- L’Empereur Paul prit Bezborodko pres de lui et le combla de faveurs: une tradition veut qu’il ail livre au Souverain le testament par lequel Catherine le privait de la succession au trone en faveur du GrandDuc Alexandre son fils. Le jour du couronnement, Paul lui confera la dignite de prince avec titre d’altesse sere-nissime et le titre de bailli de l’ordre de St-Jean-de-Jerusalem, le nomma grand maitre de la Cour et membre de son Conseil, lui donna 16.000 tetes de paysans et 50.000 deciatines de terre, et fit acquerir par l’Etat sa maison de Moscou. Bezborodko, nomme chancelier de l’Empire, revint comme jadis aux relations exterieures, et eut cette fois a s’occuper des affaires de l’ordre de Malte, dont Paul s’etait declare protecteur, et a former une coalition contre la France „rebelle et dissolue“. Mais l’humeur orageuse et inegale de l’Empereur lui fit redouter une disgrace: le vieil homme d’etat tenta de trouver un refuge dans les bonnes graces de Kou-taissoff, le fameux favori. Les alarmes et la maladie lui firent demander sa retraite a la fin de 1798, mais il ne put obtenir qu’un conge a l’etranger, qui du reste fut inutile: il mourut paralyse le 6 avril 1799 et fut inhume au monastere d’Alexandre Newsky, a l’eglise de l’Annonciation. Le prince Bezborodko ne fut pas marie, mais il eut de l’actrice O. Karatyguine (Lenouchka), qu’il prit chez lui en 1790 et qui epousa plus tard le directeur de sa chancellerie N. Efremoff, une fille, Natalie Alexandrowna Yeretzky (1790—1826), qui epousa le 21 mai 1806 le colonel de la Garde J. Savelieff. Il lui fit donner une excellente education, la dota richement, et elle rappela toujours avec un sentiment de chaleureuse reconnaissance „le nom sacre de son bienfaiteur“. (D’apres un original de Lampi appartenant au prince Y. Kotchoubey, Dikanka, gouv. de Poltava.'