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185 GLAPHYRE IVANOWNA ALYMOFF. 1758 — 1826, fille d’un colonel mort ayant sa naissance, naquit la derniere de dix-neuf enfants et ne fut pas aimee par sa mere. Elle fit ses etudes a Smolna, d’ou elle sortit en 1776 premiere de la premiere promotion, avec la grande medaille d’or et l’insigne de distinction, chiffre en or de Catherine sur un ruban blanc a trois bandes dorees. Pendant ses onze ans d’etudes, Ali-mouchka, comme l’appelait Catherine, se concilia l’affection generale par sa vivacite et sa gaite. L’Imperatrice pretendait qu’elle „etait d’un enjouement a faire sortir des recluses de leur cellule“. Elle n’etait pas moins aimee de la Grande-Duchesse Natalie Alexeewna, qui faisait de la musique avec elle, lui promit meme de la prendre chez elle comme „amie“, et, deja malade, lui envoyait par le comte Razoumowsky des petits mots avec des fleurs. Yers la fin de son sejour a Smolna, a l’age de 17 ans, elle devint pour le vieux Betzky, age de 75 ans, l’objet d’une passion senile, cachee sous le masque d’un attachement paternel. „II fut“, dit-elle, „un temps ou son influence sur moi tenait de l’enchantement. Remplie de deference pour sa venerable vieillesse, j’eprouvais avec lui un sentiment non seulement de pudeur, mais meme de timidite, au milieu des continuelles amabilites, des egards, des caresses, des tendres attentions qui me fascinerent definitivement. Tout en ayant la possibilite de devenir sa femme“, elle prefera le role de „son enfant cheri d’adoption devant le monde“, et, a sa sortie de Smolna, se fixa chez lui. Elle fut a ce moment designee par Catherine pour aller au-devant de la fiancee du Grand-Duc Paul Petrowitch a son arrivee en Russie, et ensuite, attachee a la Grande-Duchesse comme compagne. Ici commence son role, fort complique et obscur, a la Cour Grand-Ducale; elle y fut surtout guidee par l’ambition et le calcul personnel, s’alienant ainsi la Grande-Duchesse Marie Feodorowna, soi-disant blessee dans sa susceptibilite d’epouse. L’entree en scene de la demoiselle d’honneur Ne-lidoff mit un terme a cette amorce peut-etre reelle d’intrigue; Mlle Alymoff „s’eprit“ du conseiller prive actuel Alexis Andreewitch Rjewsky. veuf d’un certain age deja, et l’epousa, apres avoir refuse le comte Bruhl, eu depit des intrigues et de l’opposition du vieux Betzky. Les jeunes epoux resterent encore quelque temps dans sa maison, puis allerent habiter Moscou. Mme Rjewsky ne manqua cependant pas de tirer parti de ses anciennes attaches a la Cour: sa fille devint demoiselle d’honneur et elle-meme dame de Ste-Catherine. Mais son double role dans les intrigues de Cour la brouilla a la fois avec Mlle Nelidoff et avec Benkendorff, et la position fut vite gatee: a la fin du regne de Paul Ier, les Rjewsky etaient en disgrace. Veuve en 1804, titulaire d’une pension de 4000 roubles et d’une indemnite de 63.000 roubles pour ses dettes, elle se remaria a un savoyard, Hippolyte Masclet, maitre de francais a Moscou et traducteur des fables de Rhemnitzer et de Rryloff, auquel elle fit conferer la noblesse et la cle de chambellan. Mme Masclet mourut a Moscou en 1826 dans sa 68e annee, et fut inhumee au cimetiere Vagankowsky. Elle avait eu, de son premier mariage, trois fils, Alexandre, Paul et Nicolas, et une fille, Marie, qui epousa N. Svistounoff. La nature peu sympathique de la personnalite de Mme Rjewsky est bien soulignee dans ses Memoires, par la maniere dont elle s’efforce de donner 'a ses actes des mobiles eleves. Envieuse et ingrate, vaniteuse et vetilleuse, elle ne craint pas dans la suite de se plaindre „des commentaires auxquels donnait lieu“ la faveur que leur faisaient le Grand-Duc et la Grande-Duchesse de venir chez eux „tantot dejeuner, tantot diner“, „honneur qui, en raison de leurs modestes ressources, leur revenait fort cher“, Avec son „degout“ de la Cour et son „desinteressement“, elle fit tout son possible pour tirer parti de sa position, et, a cet egard, se demasque elle-meme: „Je n’ai garde les chaines de l’esclavage que tant que ma position etait utile a mes enfants; quand elle a cesse de l’etre, j’ai quitte la Cour“. (D’apres l’original de Levitzky, 1776, Grand Palais, Peterhof.)