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Le comte JEAN CAPO D’ISTRIA, 1776—1851. naquit a Gorfou. Il fit ses etudes a l’universite de Padoue, et fut de 1805 a 1809 secretaire d’elat de la Republique des Iles Ioniennes. Mecontent du passage des Iles sous le protectorat francais, il entra au service russe et fut attache an College des Affaires etrangeres avec rang de conseiller d’etat. Il fut nomme en 1809 secretaire surnumeraire a l’ambassade de Yienne. puis remplit les fonctions d’agent diplomatique pres de Tchitchagoff, commandant en chef sur le Danube, et de Barclay-de-Tolly pendant la Guerre Patriotique. Il devint ensuite ministre de Russie en Suisse et fut un des representants de la Russie au congres de Vienne. Lors de la seconde campagne de France, il fut attache a l’Empereur Alexandre Ier. Ardent patriote grec, il empecha au congres Metternich de faire porter sur les traites la garantie de l’integrite de la Turquie et reussit a faire reconnaitre l’independance des Iles Ioniennes. Nomme en 1815 secretaire d’etat pour les affaires etrangeres, il ne cessa pas, six ans durant, de defendre chaleureusement les interets de la Russie contre les tentatives perfides de Metternich, ni de se montrer adversaire de la Sainte-Alliance et partisan de l’alliance franco-russe. L’insurrection de Grece, en 1821. le mit dans une situation extremement ambigue: avec tout son desir de venir en aide a ses compatriotes, il voyait pourtant Alexandre Ier trop devoue a la cause du legitimisme europeen pour se declarer ouvertement contre la Turquie. Aussi prit-il en 1822 un conge illimite pour aller a Geneve. Elu en 1827 president de la Grece pour sept ans, il employa toute son energie a restaurer le pays, devaste et ruine par la guerre avec les Turcs. Il s’efforca d’ameliorer les finances, de creer une administration reguliere, d’organiser l’instruction, d’assurer l’ordre et la securite. Dans son acharnement contre le brigandage et la concussion, il eut parfois recours aux mesures les plus impitoyables: aussi ses ennemis deciderent-ils de se defaire de lui par la violence, et, le 27 septembre 1831, il fut assassine par les freres Mavromichali sur le parvis de l’eglise St-Spiridon, a Nauplie.
D’une vie privee irreprochable, comme le reconnaissaient ses ennemis memes, Capo d’Istria „deploya le devouement sans bornes d’un russe de souche“ au service de sa seconde patrie, dont il considerait les vrais interets comme d’accord avec ceux des Chretiens opprimes en Orient. Oppose aux reformes largement liberales, l’esprit de sa politique etait plutot celui de l’absolutisme eclaire du XVIII0 siecle „Le but de ses efforts, de ses pensees et de ses travaux“ etait avant tout, de son propre aveu, de relever le paysan grec et de lui donner la terre, „achetee au prix de sang grec“· «aussi l’homme du peuple pleura son Pere Jean, son defenseui et son protecteur.
(D’apres une miniature de PErmitage Imperial.)