* Данный текст распознан в автоматическом режиме, поэтому может содержать ошибки
85 Le prince ANDRE PETROWITCH OBOLENSKY, 1769—1852, ills du conseiller de cour, le prince Pierre Alexandrowitch (ne en 1742. -f- en 1822), et de la princesse Catherine Andreewna Viazemsky, sa femme (nee en 1741, -}- en 1811 ), naquit le premier aout 1769. Inscrit enfant au regiment de Preobragensky, il y devint sous-lieutenant en 1790. Le 18 juin 1794, nous le voyons gentilhomme de la cour, et, en 1797. deja conseiller actuel, il fut nomme maitre des ceremonies de l’ordre Ste-Anne. Apres dix-sept ans passes dans la retraite, il rentra au service, le 1er janvier 1817, en qualite de curateur de l’arrondissement scolaire de Moscou; en 1824, il fut promu au grade de conseiller prive et, le 19 juillet 1825, il se retira, et A. A. PissareiF le remplaca. Comme curateur, le prince Obolensky „manifesta une activite remarquablement feconde, tant pour l’universite que pour les autres etablissements scolaires de son ressort, les ecoles primaires y comprises“. Il eut la tache, qui n’etait point facile, de reconstruire l’universite, qui, apres 1812, presentait un monceau de decombres, l’institut de medecine, l’imprimerie universitaire; il dut de plus renouveler et completer les collections de l’universite perdues ou volees, la bibliotheque, le musee et les instruments de physique. L’administration du prince Obolensky, qui dura plus de huit ans ,,est remarquable“, au dire des contemporains; „sans etre un savant, il sut estimer, aimer et respecter l’instruction“ Du temps de Rounitch et de Magnitsky, il employa toute son influence, „grace a la conflance qu’il inspirait aux autorites, pour defendre l’universite des reproches et des allusions de mauvaise foi“. Un de ses contemporains s’exprime, en parlant de lui, en ces termes: „II se distinguait par un excellent esprit naturel, il savait etre maitre de soi, son commerce etait avec tous affable et avenant, il etait aime et estime dans la societe“. Un autre parle de „l’administration patriarcale et patriotique“ d’Obolensky: „Je me souviens“, dit-il, „de la disposition d’esprit qui regnait entre eleves et professeurs. C’etait une commune famille, dont l’aine etait le prince A. P. Obolensky, venere de tous. Pendant tout le temps de sa curatelle, il n'eut pas l’occasion d’offenser quiconque des professeurs, des etudiants et des employes“. Le prince Obolensky mourut le 19 fevrier 1852 et fut enterre dans le monastere de la Yierge-du-Don, a Moscou. Il avait ete deux fois marie et avait une nombreuse famille, avec laquelle il vivait l’hiver a Moscou, a la Rojdestvenka, l’ete dans le domaine de Troitzk, district de Podolsk, gouv. de Moscou. Le prince A. P. Obolensky etait le veritable chef, le patriarche, non seulement de sa famille, mais encore de toute la maison Obolensky. Plusieurs generations se reunissaient chez lui les jours de fetes et de solennites de famille. ,,Les membres de la jeune generation se presentaient au prince Andre Petrowitch avant d’entrer dans la vie publique. Tous les parents l’aimaient. Les jeunes, freres et s?urs, s’adressaient a lui comme a un pere. Rien d’important ne se commencait, meme dans les lignes latterales, sans son conseil et sa benediction; on venait lui demander conseil, chercher aupres de lui consolation, secours et protection. Meme les etrangers avaient recours a son experience de la vie, lui confiaient leurs orphelins et d’importantes sommes pour des ?uvres de bienfaisance“. Il ne fut pas longtemps malade avant de mourir. Tous les parents entourerent le patriarche a son heure derniere. „II m’est si doux d’etre malade, que d’amour m’entoure“, telles furent ses dernieres paroles. Sa premiere femme fut Marthe Andreewna Massloff (nee en 1768, jf- en 1796); sa seconde, qu’il epousa le 51 juillet 1804, fut la princesse Sophie Pavlowna Gagarine (nee le 5 septembre 1787, -j- le 9 novembre 1860 et enterree au monastere de la Yierge-du-Don). Il n’eut du premier lit qu’une fille Catherine, mariee au general-major Nie. Apoll. YolkolE (nee le 9 janvier 1796, -f- le 25 avril 1849); par contre il eut dix enfants du second: l) Sophie (nee le 15 juillet 1810, mariee a Y, Y. Davydoff), 2) Michel (ne le 28 novembre 1811, -j- le 15 fevrier 1866), 5) Natalie (nee le 20 decembre 1812, mariee au general-major S. P. Ozeroff), 4) Yladimir (ne le 13 septembre 1814, -j- le 24 avril 1877), 5) Catherine (nee le 17 octobre 1815, -f enfant), б) Alexandrine (nee le 20 octobre 1817, -j- le 5 novembre 1844, restee demoiselle), 7) Basile (ne le 15 octobre 1818, ?" le 16 aout 1885), 8) Herodien (ne le 2 janvier 1820, -j- le 22 aout 1891), 9) Nicolas (ne le 1er fevrier 1822, -J- le 27 mars 1867), 10) Serge (ne le 14 mars 1824, -j- enfant). Le prince P. A. Yiazemsky, son parent, dit de lui, qu’il etait „un honnete homme, d’une haute moralite, d’un jugement sain et spirituellement religieux“. (D’apres une miniature, appartenant a G. ArseniefE, a Moscou.)