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La comtesse EMILIE KARLOWNA MOUSSINE - POUCHKINE, 1810 — 1846, fille du gouverneur de Yiborg et senateur Charles-Jean-Emile Schernwall et de sa femme, nee Pauline Ilasser. naquit le 29 janvier 1810. S?ur de la fameuse beaute Aurore Karlowna Demidoff, en secondes noces Karamzine (28 juillet 1815—50 avril 19024), elle epousa le 4 mai 1828 le comte Yladimir Alexeewitch Moussine-Pouchkine (51 mars 1798—1854), dont elle eut trois fils, Yladimir (ne 1852), Alexis (1854—1890) et Alexandre (-J- 1854), et une fille Marie (-j- 1889), mariee a l’ancien ministre secretaire d’etat de Finlande Linder. Elle mourut encore jeune a Borissoglebsk, district de Mologa, le 17 novembre 1846.
La comtesse Moussine-Pouchkine et sa s?ur, la celebre Aurore, passaient pour les premieres beautes du temps: ces „etoiles de la Finlande“ recurent toutes deux une bonne instruction, et il etait difficile de dire laquelle etait la plus belle, Le comte B. Sollogub dit de la comtesse Moussine-Pouchkine: „Beaucoup la preferaient a sa s?ur Aurore. On aurait eu peine a decider a laquelle revenait la palme: la comtesse exercait peut-etre une fascination encore plus grande que sa s?ur, mais celle-ci etait d’une beaute plus plastique et plus severe“.
Alexandre Boulgakoff parle avec enthousiasme dans ses lettres de la comtesse Moussine-Pouchkine: „Ah! mon ami“, ecrit-il a son frere le 28 decembre 1852, „quelle beaute, la femme de Yladimir! Je n’aime pas les blondes, mais hier je ne me suis pas lasse de l’admirer; et puis elle etait fort bien habillee, avec des plumes bleues dans les cheveux, et c’est une couleur qui lui va tres bien. Dis a Yiazemsky qu’elle est decidement mieux que sa s?ur“- Deux ans plus tard, il fait aussi l’eloge de ses qualites a sa fille Olga: „Quelle douceur, quel esprit, quelle amabilite!“ Il est encore question d’elle dans les Memoires de Mme Patkul, nee marquise de Traversay.
Lermontoff lui consacra en 1840 les vers suivants:
„La comtesse Emilie „Est plus blanche qu’un lys;
„Taille plus fine au monde „On ne saurait trouver.
„Et le ciel d’Italie „Resplendit dans ses yeux.
„Mais le c?ur d’Emilie „Est une vraie Bastille!“
(D’apres une miniature appartenant a M. Hjalmar de Linder, Swarto, Finlande.)