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105 Le prince NIKITA YOURIEWITCH TROUBETZKOI, 1699 —1767, fils du prince Youri Youriewitch Troubetzkoi et de la princesse Helene Grigoriewna. nee Tchei’kassky, naquit le 26 mai 1699. Il fit ses etudes a l’etranger, puis fut admis a la Cour en 1719 comme volontaire, c’est-a-dire ordonnance de Pierre-le-Grand. Porte-enseigne en 1727. il fut fait le 10 mars 1750 general major et sous-lieutenant au corps des Chevaliers-Gardes, et, le 8 juin 1751, major au regiment Preobragensky. Il fit les campagnes de Pologne et de Turquie, mais il n’avait aucun gout pour la carriere des armes, et, Minnich, qui eprouvait une grande inclination pour sa seconde femme, lui fit obtenir la direction du Service de l’intendance. General lieutenant en 1757, il fut nomme le 15 janvier de la meme annee commissaire general a la guerre, puis, le 5 mars 1740, gouverneur de la Siberie, et obtint le 50 mars suivant l’etoile de St-Alexandre ; toujours par l’entremise de Minnich, il recut le 28 avril un autre poste, beaucoup plus en vue, celui de procureur general, avec rang de conseiller prive actuel. Au couronnement d’Elisabeth, il remplit les fonctions de marechal supreme, et fut decore de St-Andre. La grande influence qu’il eut a la Cour au debut du regne etait bien tombee a la fin des annees 40, ce qui ne l’empecha pas de rester un des dignitaires les plus intimes de l’imperatrice: membre de la Conference le 14 mars 1756, il fut fait le 5 septembre suivant general feld-max-echal, sans avoir rien fait comme militaire, et, le 16 aout 1760, nomme, ayant le titre de senateur, president du College Militaire. Dans la suite, il se trouva du nombre des personnages „bien en cour“ pres de Pierre III, qui l’appela au Conseil Special attache 'a l’Empereiir, et, le 9 juillet, lui confera l’honneur, jusque-la inaccessible, d’etre colonel au regiment Preobragensky, Il ne perdit pas grand’ chose a l’avenement de Catherine, qui, tout en le faisant renoncer a ce commandement, le nomma marechal supreme a son couronnement, puis, le 9 juin 1765, „en raison de l’epuisement de sa sante“, le mit a la retraite avec solde entiere. Le prince Troubetzkoi mourut le 16 octobre 1767, et fut inhume dans l’eglise Arkhangelsky, au monastere Tchoudovo. Il fut marie deux fois, en premieres noces, a la fille Anastasie (-J- 1755) du chancelier comte Gabriel Golovkine, puis, en 1756, a Anne Danilowna Kheraskoff, nee princesse Droutzkox. Il eut de son premier mariage cinq fils, Pierre, Ivan, Serge et deux autres morts en bas age, et du second, outre trois fils et deux filles morts en bas age, cinq fils et trois filles. Son bon sens naturel, son amour du travail et l’instruction qu’il avait recue „en terre allemande“ faisaient du prince Troubetzkoi un des hommes les plus developpes du temps. Membre de la Legion savante de Theophane Prokopowitch, „vieux et fidele ami“ de Kantemir, il protegea la troupe Wolkoff, et, au temoignage des connaisseurs, „fit lui-meme des vers assez bien tournes“. C’etait en meme temps, dans toute l’acception du mot, un „courtisan“, c’est-'a-dire un homme qui n’avait d’autre but dans la vie que „la faveur a la Cour“, avec le pouvoir et la fortune qu’elle comporte. Pour y parvenir, tous les moyens lui etaient bons. Il ne reculait point devant la flagornerie la plus basse et la plus hypocrite pour complaire aux monarques: avec l’humeur gaie de Pierre-le-Grand, il imitait a ses festins le meuglement du veau; avec la devotion d’Elisabeth, il sanglotait aux ceremonies religieuses; avec les gouts belliqueux de Pierre III, la vieillesse et la maladie ne l’empechaient pas, „sangle dans son grand unifoi-me, barde de galons comme une grosse caisse, de marquer le pas consciencieusement en pietinant dans la boue“ a la tete de son peloton. Il recherchait d’ailleurs non seulement la faveur personnelle du Souverain, mais encore „le haut patronage et la bienveillante protection“ des favoris. Il mendia les bonnes graces de Mons. abandonna les plus sacres de ses droits au prince Ivan Dolgorouky et a Minnich, s’avilit devant Biron.... La flatterie, l’intrigue et d’heureux liens de parente lui permirent de traverser sans encombre toutes les revolutions de palais et de servir avec succes huit souverains, mais aussi lui valurent la reprobation de presque tous les contemporains. (D’apres un original du Musee Alexandre III.)