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181 Le comte MICHEL YOURIEWITCH WIELHORSKY, 1788 —1856, fils aine du comte Youri Mikhailo-witch Wielhorsky et de Sophie Dmitrievna. nee comtesse Matiouchkine, naquit le 31 octobre 1788. et, a 10 ans, fut, en meme temps que son plus jeune frere, fait par Paul Ier chevalier de l’ordre de Malte. En janvier 1804, il devint gentilhomme de la chambre et prit du service au College des Affaires etrangeres, d’ou il passa en avril 1812 au ministere de l’instruction publique, puis, en 1818, a celui de l’interieur, pour rentrer en septembre 1826 a l’instruction publique et aller l’annee suivante faire fonctions de curateur par interim de l’arrondissement scolaire de Kharkoff; il fut en outre membre de la direction generale des ecoles de Petersbourg et membre du Comite de la direction generale des theatres. En 1832, deja, conseiller d’etat actuel et ecuyer, il fut nomme curateur honoraire du Conseil de Tutelle de Petersbourg et directeur des Enfants Trouves de Petersbourg, de l’Hopital Marie et de l’Ecole des Sourds-muets. Maitre de la Cour en 1838, il devint en 1845 membre du Conseil general des etablissements d’instruction de Jeunes Filles, et le 30 juin 1846 grand echanson. Voila ce que fut le comte Wielhorsky comme fonctionnaire: mais il y a en lui un autre homme, auquel est allee toute la notoriete; son nom evoque le souvenir d’un groupe peu nombreux, mais brillant, de russes d’elite, en cette premiere moitie du XIXe siecle, amis ou representants des sciences, des lettres et des arts, mecenes convaincus et modestes. Citons, avec Derjavine, son tuteur, les noms de Karamzine, Joukowsky, du prince Viazemsky, de Pouchkine et ses amis, Lermontoff, Gogol. Egalement compositeur et grand connaisseur de musique, il reunissait chez lui tous les plus eminents musiciens russes et etrangers.... Le cercle de ses relations, comme celui de ses interets intellectuels et artistiques, etait des plus etendus. ,,Le comte Wielhorsky“, dit dans ses Souvenirs le comte V. Sollogub, „a passe inapercu dans la vie russe: de ses familiers memes, bien peu surent l’apprecier. En depit, peut-etre meme en raison, de son absence d’amour-propre et d’ambition, c’etait une personnalite extraordinaire: philosophe, linguiste, medecin, theologue, membre honoraire de toutes les loges maconniques, ame de toutes les societes, chef de famille, epicurien, courtisan, dignitaire, artiste, musicien, camarade, magistrat, il fut une encyclopedie vivante des connaissances les plus profondes, le modele des sentiments les plus tendres et de l’esprit le plus enjoue“. Le prince P. Viazemsky s’exprime en des termes presque identiques et dit dans sa poesie Souvenir: „Cet esprit, etonnant par sa diversite, „Comme au printemps fleurit au declin de l’automne. „C’est un concert multiple ou regne un large ensemble, „Ou jamais on ne sent faiblir la note juste-,,Du beau champion farouche, adorateur zele, „Au livre de la vie il connait chaque page, „Mystique, theosophe, un peu magicien, „Et tendre troubadour aux pieds de la beaute!“ Sa grande passion etait la musique; excellent musicien et compositeur, tout dilettante qu’il etait, c’etait, dit Schumann, „un dilettante de grand genie“. Le comte Wielhorsky mourut le 28 aout 1856. (D’apres une miniature de Rockstuhl, ayant appartenu au comte I. Tchernycheff-Krouglikoff, Yaropoletz, gouv. de Moscou.)