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La comtesse HELENE IYANOWNA SIEWERS, 1789 —1866: fille du general de cavalerie Ivan Pelro-witch Dounine et de Marie Dmitriewna, nee Noroff, naquit le 4 janvier 1789. Elle epousa vers 1802 le comte Charles Siewers, colonel, plus age qu'elle de dix-sept ans, dont elle eut trois fils, Emmanuel ^ne 1808), Jacob (ne 1809) et Alexandre (ne 1815), et deux filles, Minodore (nee 1805) et Sophie (nee 1812), qui epousa Goudim-Levkowitch. Elle mourut dans une vieillesse avancee le 5 avril 1866.
,,Il y avait dans le district de Valk“, dit Bachkirtzeff dans ses souvenirs sur „l’Ukraine du vieux temps“ (Archive Russe, 1900, I), „une riche famille de proprietaires, Noroff et sa s?ur Marie Dounine; il faut croire que ce Dounine etait mort depuis longtemps, et encore que c’etait sans doute un personnage insignifiant, quoique haut place: jamais je n’en ai entendu parler, et elle, semblait n’avoir jamais ete autre chose qu’une veuve d’importance, avec sa nombreuse famille: un fils unique tue a Borodino, mais six filles devenues grandes. Quelle interessante „nichee de gentilshommes“, que cette maison riche et frequentee de Stary Yodolagui! Une parente considerable et des plus variees, une foule de jeunesse courant a cette pepiniere de partis de marque, et aussi, dit-on, riches: une pleine maisonnee, et un ton aristocratique, des egards selon les invites, des approches et toute une diplomatie matrimoniale! La maitresse du lieu etait, en meme temps qu’une grande dame riche, une personne de tete, sachant recevoir, et excellente mere: elle a parfaitement eleve et case toutes ses filles, belles ou laides, mais sans doute moins fortunees qu’on ne pensait. Bien caser des filles, c’est assurement toujours un art: la, c’etait vraiment de la virtuosite.... L’ainee, la jeune et gentille Helene, fut mariee d’ailleurs bien simplement et sans diplomatie aucune- Elle fut demandee par un comte Siewers, fonctionnaire deja d’un certain age. „Mon enfant, le comte Siewers te fait une proposition, je voudrais bien que tu l’epouses“, lui declara, en francais, bien entendu, sa mere.—„Yotre volonte, maman“, repondit la jeune fille, „a toujours ete et sera toujours pour moi une loi“.—„Le comte est un excellent homme“, ajouta la mere, „je suis convaincue que tu seras heureuse avec lui“. — „Et moi“, repliqua la fille, ,,je ferai tout pour le rendre heureux“. Le mariage se fit, et la jeune femme et le vieux comte passerent leur vie en amour et en accord parfaits, a l’etonnement general!“ Il convient toutefois d’ajouter que le comte Siewers, lors de son mariage, n’avait guere qu’une trentaine d’annees!
Il y a a Rome chez le comte G. Stroganoff de magnifiques portraits, par Borovikowsky. d’Ivan et de Marie Dounine, les parents de la comtesse Siewers, et encore un superbe portrait de son pere chez M, Terechtchenko, a Kieff.
(D’apres un original de Borovikowsky, appartenant au comte E. Siewers, domaine de Wenden, Livonie.)