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178 La comtesse CATHERINE ZAKHAROWNA KANKRINE, 1795 —1849, fille de Zakhare Matveewitch Mouravieff et d’Elisabeth Karlovna, nee baronne Posse, divorcee du major en retraite Charles-Gaspard Engelhardt, naquit le 15 octobre 1795. Elle epousa le 29 aout 1816 Egor Frantzewitch Kankrine (1774—1845), comte le 22 septembre 1829 et futur ministre des finances, protege du prince Barclay-de-Tolly, un parent a elle, chez qui elle le rencontrait. Il avait plus de vingt ans de plus qu’elle, et l’union n’en fut pas moins heureuse. Au temoignage d’un contemporain, la comtesse Kankrine etait dans sa jeunesse fort bien de sa personne, un peu bornee et sentimentale, et devint sur ses vieux jours d’un embonpoint monstrueux. Bartenell la represente dans ses Memoires „grosse et mal portante“, et MouromlzeJT dit qu’elle „aimait faire son whist“. Miatleff, l’auteur de Madame Kourdioukoff, donne le sobriquet de Baise-main a un directeur de departement, le futur ministre et comte Yrontchenko, qui avait la manie, 'a une parole quelconque de la comtesse, de repliquer: „Ah! delicieux. Comtesse! Permettez que je vous baise la main pour ca!“ Protecteur des debuts de son mari, Araktcheeff, alors tout-puissant, avait ete parrain avec elle: un jour qu’elle lui avait envoye un tapis de sa main, il lui repondit par une invitation dans son „monastere“ (Grouzino), en ajoutant: „Madame la comtesse et digne commere, j’ai recu en present de Votre Altesse la veille de la fele un magnifique tapis de votre travail; je vous suis sincerement reconnaissant de l’affection que vous voulez bien temoigner a un vieux campagnard malade. Je n’ai pas suivi vos instructions: l’ouvrage de vos mains ne saurait etre mis sous mes fauteuils, et j’ai place le tapis dans la chambre de feu notre commun bienfaiteur l’Empereur Alexandre le Bien-Aime. a la table et sous la chaise ou. dix ans de suite, il daigna toujours a Grouzino travailler gracieusement aux affaires de l’Etat“. Excellente epouse et mere, la comtesse Kankrine etait fort appreciee de son mari, grand ami de la vie de famille, et qui, malgre son emportement naturel, lui temoigna une incessante bonte. „Hier“, note le prince Viazemsky le 14 novembre 1845. „j’ai ete chez la comtesse Kankrine a l’ouverture du testament du feu comte“. Apres les dispositions relatives a ses biens, qu’il laissait a sa femme „en toute propriete sa vie durant“, „il parle d’elle avec des sentiments particuliers d’amour et de tendresse, la remercie de sa sollicitude pour lui et pour l’education des enfants, dont il n’a pu. a son grand regret, en raison de ses laborieuses affaires d’etat, s’occuper comme il l’aurait voulu; il s’excuse pres d’elle de ne lui avoir pas toujours temoigne, en raison de la froideur ou de la rigueur de son caractere (je ne me rappelle plus au juste l’expression), toutes les attentions qu’il aurait du“- La comtesse eut de son mariage avec le comte Kankrine deux filles, dont l’une, Zenaide (nee 4 juin 182l), epousa le comte Alexandre Keiserling, et l’autre, Elisabeth, le comte Joseph de Lambert, et quatre fils: Alexandre (-j- 1891), marechal de la noblesse du district d’Ekaterinoslav, Valerien (-)- 186l), general major, Victor (-j- 188l), marechal de la noblesse du district d’Ekaterinoslav. et Oscar. Elle mourut le 10 septembre 1849, quatre ans jour pour jour apres son mari. (D’apres une aquarelle de Netchaieff, appartenant au Grand-Duc Nicolas Mikhailowitch. )