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173 NIELS ROSENKRANTZ, 1757 —1821. de vieille aristocratie danoise, fils d’Otto-Charles Rosenkrantz, commandant de la forteresse de Vardohus (Norvege), naquit a Ojestad (Norvege) le 9 septembre 1757. Entre a 15 ans a l’Ecole des Cadets (Landkadet Skole), il devint en 1775 page du prince heritier Frederic (le Roi Frederic VI), puis, officier de cavalerie en 1776, il passa en 1782, alors gentilhomme de la chambre, au service diplomatique. Apres avoir ete quatre ans secretaire des missions de La Haye, St-Petersbourg et Stockholm, il fut nomme en 1787 ministre-resident a Varsovie. Deux ans plus tard, il fut attache a l’ambassade de Petersbourg, et l'a, en octobre 1790, fait envoye extraordinaire et ministre plenipotentiaire. Il ne resta que peu de temps en Russie, bien qu’il y eut epouse la princesse Varvara (22 mai 1774—9 octobre 1849), Ш1е du prince Alexandre Viazemsky, procureur general: la sante de sa femme l’obligea a se rendre en Italie, ou ils passerent les annees 1794 et 1795. Rosenkrantz fut ensuite nomme ministre a Berlin et siegea au congres de Rastadt (1798/1799). De retour a St-Petersbourg en juin 1800, il fut charge des negociations pour le renouvellement du traite de neutralite armee, qui fut conclu le 16 decembre 1800. Mais Paul Ier eut ensuite un revirement d’idees, et, le 1er janvier 1801, chassa de Petersbourg toute la mission danoise, ce qui fut attribue sur le moment a une animosite personnelle de l’Empereur contre Rosenkrantz ou a des intrigues de Cour. Apres une annee passee comme ministre a Stockholm, Rosenkrantz fut pour la troisieme fois, en mars 1802. accredite a Petersbourg, et y resta cette fois jusqu’en fevrier 1804. Il fut ensuite ministre a Berlin, et alla deux fois a Paris comme envoye extraordinaire; il fut alors nomme, le 27 avril 1810, ministre des affaires etrangeres avec le titre de ministre d’etat prive, et resta a ce poste toute sa vie. Cette nomination fit la surprise generale, et la sienne en particulier: il n’avait pour lui ni le physique, ni les manieres, ni le gout des sciences ou des arts, et son style se ressentait de son insuffisance d’instruction. Mais c’etait un caractere loyal et franc, completement etranger aux considerations d’interet personnel ou de carriere; ce fut de plus un diplomate prevoyant et fin, mais qui se heurta, dans ses efforts pour le bien de son pays, a l’obstination moins avisee de son roi: c’est sous Frederic VI que le Danemark perdit la Norvege: or Rosenkrantz, prevoyant nettement le resultat de la lutte de la Russie avec Napoleon, s’etait instamment prononce pour une alliance russe, et, redoutant aussi, un demi-siecle a l’avance, la separation du SchleswigHolstein, avait tenu a faire garantir au Danemark par le congres de Vienne l’integrite de ces provinces. Rosenkrantz mourut d’une attaque d’apoplexie le 6 janvier 1824, sans posterite. Sa femme laissa le meilleur souvenir dans la societe danoise; avec son instruction, elle avait le gout des lettres, et son salon, rendez-vous de la haute societe et des celebrites scientifiques et artistiques de l’epoque, etait repute comme l’Hotcl de Rambouillet de Copenhague; le Roi lui-meme appreciait fort sa societe. Devenue veuve, elle resta pour toujours en Danemark, et y mourut le 9 octobre 1849. Le ministere des affaires etrangeres de Copenhague possede le portrait de Rosenkrantz et celui de sa femme; il en existe des gravures et des lithographies. (D’apres une miniature de la collection du Grand-Duc Nicolas Mikhailowitch.)