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156 NICOLAS FEODOROWITCH ARENDT, 1785—1859, fils d’un medecin militaire, naquit a Kazan. A la fermeture de la section de Moscou de l’Academie de Medecine et de Chirurgie, ou il etait entre le 22 fevrier 1801, il passa en 1804 a celle de Petersbourg, d’ou il sortit brillamment le 29 aout 1805, remportant, en guise de medaille, une trousse de chirurgien en argent. Attache ensuite a l’hopital general de St-Petersbourg pour se perfectionner, il fut des avril 1806 nomme medecin au regiment d’infanterie de Navaga, avec lequel il dut faire campagne. De cette annee 1806 a 1814, depuis Pultusk jusqu’a la prise de Paris inclusivement, il fut incessamment sur les champs de bataille de Prusse, de Finlande, de Russie et d’Occident. Le service etait dur, mais le jeune savant eut l'a une pratique considerable et acquit une experience consommee. Il se fit en meme temps une notoriete: medecin chef du corps russe d’occupation en France jusqu’en 1819, son habilete d’operateur lui valut la Legion d’Honneur, En 1821, „en raison de sa connaissance parfaite de la medecine et de la chirurgie, attestee par nombre d’operations“, il recut de Sa Majeste, sans examen, le diplome de docteur en medecine. A la tete de l’hopital d’artillerie de St-Petersbourg pendant six ans (1820—1826), il y pratiqua de hardies et graves operations qui lui valurent un renom considerable et le mirent au rang de celebrites comme Graffe, Cooper, Larrey et Lisfranc. Ce dernier ne cachait pas son etonnement des succes d’Arendt entreprenant hardiment des operations d’une difficulte inouie pour l’epoque, et appliquant le premier les procedes antiseptiques; les princes de la science rendaient alors a la surete de ses diagnostics un hommage d’admiration. La guerison de l’Empereur Nicolas, tombe malade en janvier 1829 lui valut le 22 avril le titre de medecin de Sa Majeste; des lors, il fut dix ans durant attache a la personne de l’Empereur, l’accompagnant dans tous ses voyages en Russie et a l’etranger, et en particulier dans sa fameuse visite de Moscou lors du premier cholera en 1830. Nomme en 1847 inspecteur du service medical des etablissements de l’imperatrice Marie, il fut promu en 1849 conseiller prive, et en 1855, le jour du „jubile cinquantenaire de son service eminent“, decore de l’Aigle Blanc. Il jouissait d’une immense popularite et avait une grosse clientele: travaillant du matin au soir, „il etait presque toute la journee en voiture“. De partout il etait consulte: on lui demandait la guerison alors meme que tous les autres medecins desesperaient absolument. Il soignait aussi une multitude d’indigents: chez les malheureux, on le savait pret a laisser en s’en allant de quoi acheter le remede ordonne. Quand l’age et la maladie ne lui permirent plus de faire des visites, son salon fut encombre de malades qui n’avaient d’espoir qu’en lui“. Frappe de troubles cardiaques au printemps de 1859, il mourut le 14 octobre suivant a St-Petersbourg. Arendt fut marie deux fois; sa seconde femme. Henriette Shillingworth, qui lui survecut, lui donna quatre enfants, Nicolas (ne 11 mars 1850), Theodore (ne 15 fevrier 1852), Yladimir (ne 12 janvier 1855) et Marie (nee 9 aout 1855). (D’apres l’original d’Olechke witch, Archives du Ministere des Affaires etrangeres, Moscou.)