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VII Le Grand-Due PAUL PETROWITCH, 1754—1801, et la Grande-Duchesse MARIE FEODOROWNA, 1759—1828. Le Grand-Due Paul Pctrowitch (?. Т. I, № 26), His du Grand-Due Pierre Fe'odorowitch, petit-lils de Pierre-le-Grand, et de la Grande-Duchesse Catherine Alexeewna, naquit le 20 septembre 1754, aprfes de longues annees de mariage sterile. Ce fut pour l'Imperatrice Elisabeth une grande joie que cette naissance, qui assurait la succession au trone; les poetes du temps, comme Lomonossoff, cele'brerent le Grand-Due nouveau-ne dans des vers enthousiastes, lui pre'disant le plus bei avenir, lui souhaitant d'egaler Pierre-lc-Grand et adressant a Dieu leur invocation: „Tu nous donnes un rejeton. „Daigne renouveler ta grace. „D'un Ills a Pierre et Catherine „Accorder encore la joie!" Les parents, hatons-nous d'ajouter, etaient plus ou moins indifferente, et fort loin de l'enthousiasme de l'Imperiale grand'mfere. Or, le sort preparait au jeune prince une existence des moins enviables. Heritier du trone de Russie depuis l'age de 7 ans, il le resta trente-cinq ans, toujours grandement lese dans les droits et prerogatives que lui conferaient sa naissance et ses titres olliciels. La vie de paria que lui imposa a l'ecart des affaires publiques l'hostilite de sa mere lui donna matiere a reflexions: son caractfere dej'a violent et intraitable ne fit que s'aigrir. Sans cesse comprime et refoule, son besoin d'activite travaillait a vide: faute d'affaires serieuses, il prit au serieux des bagatelles pour leur donner de l'importance, et en vint a faire des affaires d'etat de vetilles insignifiantes. Les perspectives ainsi nivelees et le gout fausse, il tomba en proie au soupcon et, comme toujours, investit de sa confiaice des gens parfaitement indignes, viis flatteurs auxquels son ambition et son amour-propre ouvraient sans difllculte le chemin de son cceur. La loyaute passail ina-percue, une courageuse franchise etait appelee temerite et impertinence... Paul avait depasse la quarantaine et etait pere d'une nombreusc famille presque entierement soustraite a ses chefs naturels, lorsqu'il monta sur le trone, passionnement an one d'un desir, d'un besoin, d'etre franchcment utile a son pays et de le rendre prospere, mais aussi d'aneantir toute l'ceuvre maternelle. Son regne ephemere, mais gros des evenements les plus iiriprevus, sombra dans la nuit tragique du 11 au 12 mars 1801. au sinistre Palais Michel. La Grande-Duchesse Natalie Alexeewna morte en couches le 15 avril 1776, le Grand-Due Paul Petrowitch se remaria le 21 septembre suivant a la fille du Due de Wurtemberg Frederic-Eugene et de la Duchesse Frederique-Sophie, la Princesse Sophie-Dorothce, qui recut le nom de Marie Feodorowna (1759—1828; v. Т. I, № 27). Elle avait refuse un modeste parti allemand, le frere de la premiere femme de son futur mari, que, du reste, elle n'aimait pas; ses brillants reves d'avenir, la perspective de devenir Imperatrice de Russie, ne lui laissferent pas la moindre hesitation. Or, elle allait trouver dans sa seconde patrie d'incessantes epreuves et une vie de famille des plus penibles, et si elle put tout supporter vaillamment durant de longues annees, ce fut grace a son education et a sa tournure de caractere. Mere d'une nombreuse famille et fort attache'e a ses enfants, elle se vit presque complbtement supplanter dans leur education par leur Imperiale grand'mfere- Elle se dedommagea dans la suite en se consacrant tout cntiere a cclle des futures meres de famille, et lit beaucoup pour l'instruction des femmes en Russie. Vie personnelle, vie de famille, vie de Cour, role politique, chez I'Impe'ratrice Marie, tout s'efface devant l'ceuvre de bienfaisance et le role social. Son immense correspontlance, celle de ses contemporains et contemporaines, et tant de memoires, souvenirs, jour-naux, notes, attendent toujours un invesligateur· Les lettres de sa bru, I'Impe'ratrice Elisabeth Alexe'ewna, fournissent encore de riches materiaux pour l'e'tude du caractfere et des relations de I'Impe'ratrice mere. II existe egalement un portrait, double comme celui reproduit ici, du Grand-Due Paul Petrowitch et de sa premiere femme, la Grande-Duchesse Natalie Alexe'ewna, par Falconet Jeune, aussi au Palais d'Hiver. (D'apres un original du Palais d'Hiver, St-Petersbourg.^