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19 La princesse CATHERINE FEODOROWNA DOLGOROUKY, 1769 — 1849, fille unique du grand marechal de la Cour et meurtrier de Pierre III, le prince Theodore Sergueewitch Bariatinsky (1742 —1814), marie le 25 avril 1764 a la princesse Marie Vassiliewna Khovansky, naquit le 29 octobre 1769. Demoiselle d'honneur, elle epousa en janvier 1786, dans sa 17® au nee, le prince Basile Vassiliewitch Dolgorouky (1752—1812; ?. Т. I, № 17 б), general lieutenant. Elle hrilla a la Cour de Catherine comme une des plus jolies femmes du temps; a Otchakoff, oil elle avait suivi son mari, elle eut a ses pieds le magniuque prince de Tauride, qui fit toute espece de folies pour lui complaire, et se heurta de sa part a des rigueurs extraordinaires, comme il n'etait pas habitue a en trouver. Sans etre meme de la premiere jeunesse, elle conserve sa beaute et continua ses triomphes a l'etranger, oil elle avait du passer lors de la disgrace de toute la famille Bariatinsky sous Paul Ier. C'est ainsi qu'a Yienne et a Naples, elle compta parmi ses adorateurs passionnes le jeune diplomate Constantin Yakovlewitch Boulgakoff, attache aux missions russes. De retour en Russie, elle fut faite le 9 avril 1816 dame de Ste-Catherine, le 22 aout 1826, dame d'honneur. et recut le 15 avril 1841 le cordon de Ste-Catherine. (Pour plus de details sur sa biographie, v. T. 1, № 85.) La princesse Dolgorouky mourut a Pe'tersbourg le 50 octobre 1849, et fut inhumee pres de son mari dans l'eglise de Polouektolf, district de Rouza, gouvernement de Moscou. Elle eut cinq enfants: Basile (27 mars 1787 —12 de'eembre 1858), Nicolas (8 octobre 1789—2 juin 1872), Alexandre (1794—1795), Catherine (1791 —18 janvier 1863), mariee au prince S. Saltykoff, maitresse de la Cour, et Sophie (nee et morte en 1798). Vigee-Lebrun, anteur du portrait сі-joint, oil elle represente la princesse Dolgorouky en sybille antique, en parle avec enthousiasme dans ses Memoires; elle avait fait sa connaissance par le comte Cobenzel, le diplomate autrichien, adorateur passionne et malheureux de la princesse, qui la suivait partout comme son ombre et brava souvent le ridicule. C'etait de 1795 a 1797. ,,La beaute de la princesse Dolgoruki me frappa", ecrit Vigee-Lebrun; ,,ses traits avaient tout le caractere grec mele de quelque chose de juif, surtout de profil. Ses longs cheveux chatain fonce, releves negligemment, tombaient sur ses epaules; sa taille etait admirable, et toute sa personne avait a la fois de la noblesse et de la grace sans aucune affectation. Elle me recut avec tant d'amabilite et de distinction, que je cedai volontiere a la demande qu'elle me fit de rester huit jours chez elle... Les soupers de la princesse Dolgoruki etaient charmants; elle у reunissait le corps diplomatique, les etrangers les plus marquants, et chacun s'empressait de s'y rendre, tant la maitresse de maison etait aimable. Aucune femme, je crois, n'avait plus de dignite dans sa personne et dans ses manieres que la princesse Dolgoruki; comme elle avait vu ma Sibylle, dont elle etait enthousiasmee, elle desira que je fisse son portrait dans ce genre, et j'eus le plaisir de la satisfaire entierement. Le portrait fini, eile m'envoya une fort belle voiture, et mit a mon bras un bracelet, fait d'une tresse de cheveux, sur laquelle des diamants sont arrange's de maniere qu'on у lit: ,,Ornez celle qui orne son siecle". Je fus extremement touchee de la grace et de la de'licatesse d'un pareil present". (D'apres un original de Vigee-Lebrun, appartenant au prince P. Dolgorouky, Moscou.)