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и ALEXIS PETROWITCH MELGOUNOFF, 1722 —1788, Iiis du ccmseiller d'e'tat actuel Pierre Naoumo-witch Melgounoff, vice-gouverneur de St-Pe'tersbourg, naquit le 9 fevrier 1722. II fit ses etudes au Corps des Cadets, d'oii il sortit page de la Chambre, puis se consacra a la carrifere des armes. En 1756, brigadier, il fut nomme aide de camp du Grand-Due, dont il se concilia les bonnes graces, en raison surtout de sa connaissance serieuse de l'allemand. II commanda ensuite le regiment d'infanterie d'Ingermanie, puis fut commandant du Corps des Cadets. Le 28 decembre 1761, Pierre III le fit gene'ral major, et, en fevrier 1762, il etait de ja general lieutenant. Le 16 fevrier, il fut charge de recueillir les denonciations de „premeditation sur le premier et le second points". Pierre III confera a son favori 1000 tetes de paysans et un terrain a Petersbourg, et le nomma le 18 mai membre du Comite Special attache a l'Empereur. Le coup d'etat du 28 juin obligea Melgounoff "a quitter la Cour. Mais Catherine le fit bientot revenir, le nomma en 1764 general gouverneur de la Nouvelle-Russie, et en 1765 „senateur a Moscou et president du College de la Chambre". Conseiller prive actuel, il fut fait en 1777 general gouverneur de Yaroslav, puis, a partir de 1780, administra huit ans les lieutenances de Yaroslav et de Vologda. Outre ses affaires administratives et l'organisation des nouvelles institutions de gouvernement, il remplit entre autres la mission que lui conila l'Imperatrice de reconduire en Danemark les princes de Brunswick fixes a KJholmogory, et qui lui valut en 1780 St-Andre. Sa suivante et derniere distinction fut le cordon de St-Vladimir en 1785. II mourut le 2 juillet 1788, et fut inhume au monastere de la Tolga. Un effondrement de la voute de l'eglise a detruit sa sepulture et ses restes ont disparu: seule la plaque de marbre du tombeau est restee intacte. „Peu loquace en societe, se'vere avec ses subordonnes", Melgounoff avait l'heureuse faculte de complaire aux puissants. Sous Elisabeth, il devint, sur la base d'une vieille camaraderie, „intime ami et confident" de Schouvaloff et conquit le Grand-Due en flattant ses manies allemandes; jete a la derive au 28 juin, vite il „sut se rapprocher" de Potemkine et se concilia les bonnes graces de la Souveraine libre-penseuse en traduisant des fragments de l'Ency clopedie. Pour consolider ses relations avec les gens influents, il savait au besoin se faire insinnant: il accompagnait ses requetes a Potemkine et au prince Viazemsky pour lui ou des subordonnes soit de sterlets d'une archine, soit „d'une tabatiere d'argent a la facon d'Oustioug", soit „d'un veau gorge de lait", soit „d'une fourrure de renne mort-ne, a cause de sa rarete, de sa legerete et de sa chaleur"...... II etait comme cree expres pour faire un administrateur dans le gout de Catherine II, qui, avec son de'sir de convaincre de sa „gracieuse et maternelle sollicitude pour le bien de ses sujets", ne pouYait trouver un homme plus propre a „la manifester en personne sous les traits d'un lieutenant". A cet egard, il etait bien a ses yeux „un homme vraiment fort utile a l'Etat". Melgounoff menait grand train, tenant table ouverte et vivant somptueusement: ses receptions de l'Ile Elaguine furent chantees par Derjavine; a Yaroslav, il avait a ses diners et a ses bals toute la socie'te' de l'endroit, entretenait une meute, et faisait yenir de l'etranger des milliers de roubles rien que de vins de Bourgogne. Mais en meme temps la science et la litterature florissaient dans ses parages: „les Muses aflluerent sur les rives du Volga" chez Melgounoff, et у prirent sous leur protection non seulement „une scene d'amateurs nobles", mais aussi Le Pochekhonien Solitaire, revue fonde'e pour celebrer „les fruits du labeur" du general gouverneur de Yaroslav. En Nouvelle-Russie, Melgounoff fit des fouilles sur lc Dnieper et mit au jour „des monuments de peuples у ayant habite"; dans le Nord, il „recueillit" pour l'Ermitage „quelques fragments de vieux papiers zyrianes". A l'affut de la mode, il se fit macon, — on n'etait pas encore suspect pour cela,—et, pour le plus grand profit du progres, une logo llorit a Yaroslav sous ses auspices. „D'une activite exemplaire", il favorisa la justice, la prosperite materielle de la re'gion, la propagation de l'instruction et l'assistance aux pauvres, et fit fonder a Yaroslav un hospice et une ecole publique (gymnase). (D'apres l'original de Levitzky, Palais de Gatchina.)