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4 NICOLAS ALEXANDROWITCH SABLOUKOFF, 1776 —1848, general major, auteur de Memoires connus sur l'epoque de l'Empereur Paul Ier et sa mort. Fils aine du conseiller prive actuel, senateur et membre du Conseil de l'Empire Alexandre Alexandrowitch Sabloulcoff et de Catherine Andreewna, nee Yolkoff, il nacjuit le 1er mai 1776, et, selon l'habitude du temps, fut enrole l'annee meme de sa naissance au regiment Preobragensky. Apres avoir recu dans sa famille une instruction soignee sous la direction de sa mere, personne superieure comme instruction et comme humanite, il fut envoye tout jeune a l'etranger, oil il apprit dans la perfection l'allemand. le francais et l'anglais. Puis, de retour en Russie, il entra au brillant et aristocratique, a l'epoque de Catherine, regiment de la Garde a cheval, et у passa cornette dans sa 18® annee. Sous Paul Ier. en ce regne de courte duree, mais fertile en alarmes et en surprises, il fut du petit nombre de ceux qui eurent le bonheur non seulement d'echapper a la disgrace suspenduc prcsquc chaquo jour sur la tete des ofliciers de la Garde, mais encore de faire une carriere d'une rapidite extraordinaire. Sous-lieutenant en 17 96, il etait des 17 99, a 25 ans, lieutenant-colonel de la Garde a cheval et commandant d'un escadron du Corps; or, comme en font foi ses Memoires, sur les 152 ofliciers que comptait le regiment de la Garde a cheval en 1796, il n'y en eut que deux, lui et un autre, qui у resterent jusqu'k la mort. de Paul Ier: fait d'autant plus caracteristique, que Sabloukoff, tout en etant bien connu personnellement de l'Empereur, n'appar-tcnait point a la classe des favoris et n'etait pas non plus gatchinien. Paul, dur et soupconneux meme avec ses intimes, parait avoir eu une entifcre conliance dans la loyaute, qu'il sentait incorruptible, de cet homme du devoir, de cet homme d'une haute valeur morale. Ces qnalites donnent aux Memoires de Sabloukoff, consacres surtout a la description du tragique evenement du 11 mars 1801, l'importance particulifere d'un document historique de premier ordre pour I'elude de l'epoque en question. Promu en septembre 1801 general major et mis a la retraite, Sabloukoff, fixe en Angleterre, epousa en 1805 une anglaise, Julienne Angerstin, dont le pere, Edward Angerstin, connu comme amateur de peintnre, legua sa riche collection a la National Gallery. Rentrc en Russie en 1806, il reprit du service, sur la proposition de P. Tchitchagoff, alors gerant du ministere de la marine, comme chef de la section du Commissariat, et devint l'annee suivante directeur de la partie financiere de ce ministere. Mis a la retraite sur sa demande en 1809 avec l'uniforme du regiment de la Garde a cheval, il relourna en Angleterre, pour у rester jusqu'au commencement de 1812. A la nouvelle de l'invasion, il revint dans sa patrie demander a Alexandre Ier de le prendre comme volontaire, et recut en consequence, le 8 aout 1812, son „affectation a l'Armee". II fit la Guerre Patriotique avec le detachement de cavalerie du baron Korff et fut de nombreuses affaires d'avant-garde, qui lui valurent d'etre porte au rapport par Koutouzoff le 7 decembre 1812 comme „digne de recompense". Le temoignage des contemporains place Sabloukoff, pour sa bravoure acharnee, sur le meme rang que Raewsky, Konovnitzyne, Orloff-Denissoff, Potemkine et autres heros de l'epoque. La Russie une fois purgee des Francais, il prit sa retraite definitive pour retourner encore en Angleterre. Sans rentrer jamais au service, il fit quelques apparitions en Russie et quelques voyages en Europe, toujours en correspondance suivie avec ses amis de Russie, entre autres l'archipretre connu G. Pawsky. Sabloukoff mourut le 20 juin 1848, et fut inhume au cimetiere de l'eglise de la Manufacture de Porcelaine de la route de Schlusselhourg, oil on lui eleva un monument aux armes de la famille. II ne laissa pas de descendance male. Ses Memoires parurent pour la premiere fois en anglais en 1865 dans le Fraser's Magazine for town and country, puis avec des coupures dans l'Archive Russe en 1869, en russe a Leipzig en 1901 et enfin en 1906 dans le Messager Historique. (D'apres un original de 1829 appartenant a A. Ole'nine, Moscou.)