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27 La comtesse DARIA PETROWNA SALTYKOFF, 1739—1802, et la baronne NATALIE MIKHAILOWNA STROGANOFF, 1743 — 1819. La baronne NATALIE MIKHAILOWNA STROGANOFF (a gauche sur la reproduction ; ?. T. III, № 45), ulle du prince Michel Belosselsky (1er novembre 1702—19 janvier 1755) et de sa seconde femme, la comtesse Natalie Tchernycheff (5 avril 1711 — 1er decembre 1760), epousa le baron Serge Nikolaewitch Stroganoff (10 avril 1738 — 29 aout 17 7 7J, brigadier, marie en premieres noces a Prascovie Grigoriewna Boudakoff. Elle eut un fils unique, Alexandre (septembre 1771 — 22 septembre 1815). Elle mourut le 5 fevrier 1819 et fut inhumee au cimetiere St-Lazare, au monastere d'Alexandre Newsky. L'Imperatrice Elisabeth Alexeewna dit a la Margrave de Bade, sa mere, dans sa lettre du 8 fevrier 1819: „II vient de mourir ces jours-ci une Baronne Stroganoff (nee princesse Beloselsky) qui, veuve des l'age de 22 ans d'un mari qu'elle aimait beaucoup, ne vivait que pour un fils unique; jamais elle n'avait eu d'autres enfants que lui. Elle avait marie ce fils, il y a plusieurs annees, mais sa femme et son enfant etaient morts au bout de peu de temps de mariage, lui-meme tomba dans un etat de sante deplorable et fut perclus et aveugle plusieurs annees avant sa mort. Sa pauvre mere dut voir ses longues souffrances avant de le perdre; il mourut enfin, il y a une dizaine d'annees, et elle resta seule au monde en apparence, mais tant aimee de toutes ses connaissances et de ses parents eloignes qu'elle se plaignait quelquefois d'avoir trop de monde autour d'elle. Naturellement tous ses v?ux tendaient vers un autre monde ou etait tout ce qu'elle avait le mieux aime dans celui-ci. Neanmoins elle etait d'un calme, d'une serenite qui ne laissait pas deviner a ceux auxquels elle n'en parlait pas, ce qui etait l'objet constant de ses pensees. Elle l'a atteint enfin et a eu une mort douce et calme comme l'etait sa vie. Elle est generalement regrettee de tous ceux qui la connaissaient, et quoique seule au monde en apparence, sa mort fait verser bien des larmes. Peut-etre l'avez-vous connue a votre premier voyage en Russie: elle etait s?ur d'une princesse Beloselsky, qui etait demoiselle d'honneur de ma tante". La comtesse DARIA PETROWNA SALTYKOFF (a droite, assise), fille du comte Pierre Grigoriewitch Tchernycheff (1712—1775), que beaucoup considerent comme fils de Pierre-le-Grand. Sa mere, la comtesse Catherine Andreewna, nee Ouchakoff, etait fille d'Andre Ivanowitch Ouchakoff, plus tard comte, connu comme directeur de la Chancellerie Secrete de Biron. La jeune comtesse Tchernycheff. dont le pere fut de longues annees ministre aux Cours de Copenhague, Berlin et Londres, puis ambassadeur a Paris, recut a l'etranger une brillante education et devint ainsi une des femmes russes les plus distinguees du temps. Mariee au comte Ivan Petrowitch Saltykoff, elle se fit une place marquante dans le monde, grace surtout a sa personnalite des mieux accusees. Irreprochable comme femme, de beaucoup superieure a. son mari intellectuellement et moralement, elle n'opposa a toutes ses frasques qu'une indulgence quelque peu dedaigneuse, sans jamais s'abaisser a la jalousie: aussi avait-il pour elle une consideration et un attachement profonds; il fut inconsolable de sa perte. Elle s'occupa elle-meme de l'education de ses filles et de son fils unique Pierre. Elle mourut d'un derangement d'estomac en 1802, a la station de Kbotilovo, en revenant de Petersbourg a Moscou avec son mari. Grande, d'une belle prestance, avec des manieres un peu masculines, elle avait un air de majeste qui rappelait Catherine II. La fierte qu'on lui reprochait souvent n'etait qu'une apparence qui s'explique par la reserve a laquelle elle etait tenue en societe: elevee a l'etranger, elle savait mal le russe, qui n'avait pas alors fait place au francais dans les salons. „Elle joignait", dit Wiegel, „toute l'importance des grandes dames d'avant Pierre-le-Grand a la courtoisie raffinee et aux manieres sans contrainte de la Cour de Versailles". Tres en vue dans le monde et a la Cour, elle etait connue pour l'independance et parfois meme la rudesse de ses jugements. Le 2 septembre 1793, a l'occasion de la signature de la paix avec la Porte, elle fut faite dame d'honneur, et, au couronnement de Paul Ier, dame de Ste-Catherine. (D'apres un original appartenant au prince C. Belosselsky-Belozersky, St - Petersbourg. )