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36 DMITRI LVOWITCH NARYCHKINE, 1764 —1858, fils de Leon Alexandrowitch Narychkine, grand ecuyer, et de Marine Ossipowna, nee Zakrewsky, niece dn comte A. Razoumowsky, naquit le 50 mai 1764. Fils d'un des dignitaires de la Cour les plus intimes de Catherine II, il jouissait de la faveur de l'Imperatrice, et, le 1er janvier 1795, fut fait chambellan; maitre de la Cour le 6 aout 1798. il devint en 1804 grand veneur- Il mourut le 51 mars 1858 et fut inhume dans l'eglise de l'Annonciation, au monastere d'Alexandre Newsky. Boulgarine appelle Narychkine „un bel homme, a l'exterieur vraiment aristocratique". Au temoignage de Wiegel, il „etait du petit nombre des courtisans grands seigneurs restes de l'epoque precedente; il avait leur courtoisie sans contrainte envers tout le monde, leur noblesse de c?ur et de manieres, joignant d'ailleurs, comme presque tous, au gout de la volupte et du faste et 'a la prodigalite un certain manque de fermete d'ame et de caractere". Possesseur de 25.000 tetes de paysans, il etait repute pour son hospitalite raflinee et l'orchestre de cors dores qu'il faisait jouer pour l'aristocratique societe des invites de sa luxueuse villa de Kamenny-OstroiF. Laissant a des intendants le soin d'administrer ses domaines, il etait assez porte a jouer, comme proprietaire, le role patriarcal de pere de ses paysans: l'eglise du domaine patrimonial des Narychkine, a Pokrowskoie, pres Moscou, renferme une image du Sauveur, avec laquelle, dit une inscription, il les „benit" lorsqu'il vint en 1819 „avec toute sa famille"- Il epousa en 1795 la princesse Marie Antonowna 'L'chetver-tinsky. Derjavine composa en l'honneur des nouveaux maries une pastorale, ou Daphne-Tchetvertinsky esperait „Gouter de jours dores le cours" avec Daphnis-Narychkine. Mais les v?ux du poete ne se realiserent pas, et l'union ne fut couronnee ni d'amour ni de fidelite. La beaute „surnaturelle, invraisemblable", au temoignage des contemporains, de Mme Narychkine, excita la passion d'Alexandre Ier. La poesie, a l'exemple de Derjavine, tout en reconnaissant que „Les sages soupirent pour elle, Pericles en est amoureux", contestaient bien les „mauvais propos" louchant la reputation de la nouvelle Aspasie: mais, en prose, on ne cachait pas la verite, „De leur amour reciproque avec l'Empereur Alexandre", dit AViegel, „je ne me permettrais pas de parler, si c'etait encore un secret pour quelqu'un". Le meme Wiegel exprime a l'ete de 1814 le regret de voir „maintenant, helas! completement rompue cette liaison royale", qui pouvait lui procurer une protection personnelle. Narychkine avait une position effacee et assez ambigue parmi la societe joyeuse et „libre de ses hommages 'a Madame" qui se reunissait dans la luxueuse maison surnommee Capoue par Alexandre Ier pour l'atmosphere de mollesse et de jouissances du „Temple de la Beaute", comme Wiegel appelait les appartements particuliers de Mme Narychkine. Le mari, au temoignage des contemporains, „ne semblait pas tirer parti des rapports du Monarque et de sa femme", et n'en etait d'ailleurs guere capable, en raison de son „manque de fermete" d'ame et de caractere. Le grand train de vie des Narychkine aboutit a un conseil judiciaire, sur la demande de la femme, qui n'avait pas peu contribue a ruiner son mari, et le vieux grand veneur en fat reduit sur son declin a un budget de 40.000 roubles par au. (D'apres un original de Guttenbrunn, appartenant a Mme A. Narychkine, St-Pe'tersbourg.)