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MARIE ALEXEEWNA LVOFF, 1755 —1807, fille du brigadier Alexis Afanassiewitch Diatoll, haut procureur du Senat, et d'Eudoxie Pe'lrowna, nee princesse Mychetzky, etait soeur de la seconde femme de Derjavine. Elle recut a la maison paternelle une brillante education dans le gout de l'epoque: eile parlait le francais a la perfection et ne savait pas ecrire correctement le russe. Les sceurs Diakolf firent paraitre leur beaute dans la haute societe de Petersbourg, brillerent aux bals de L. Narychkine et attirerent l'attention du Grand-Duc Paul. Daria, immortalisee par Derjavine sous le nom de „Milcne", devint dans la suite la femme du poete, et Marie epousa Nicolas Alexandrowitch Lvoff (1751—22 decembre 1805), architecte, membre honoraire de l'Academie des Beaux-Arts, ami de Derjavine et l'homme le plus spirituel du temps. Le mariage eut lieu dans des circonstances romanesques. Les parents de la jeune fille s'ctaient opposes к l'union; alors, vers 1780. les amoureux se firent marier clandestinement au Port des Galeres, et a la sortie de l'eglise, la mariee rentra a la maison paternelle. Trois ans passerent ainsi; "a la fin de 1783, ou au commencement de 1784, Diakoff finit par donner son consentement; il fut decide que le mariage se ferait a Revel. Le moment de la ceremonie arrive, on annonca a la famille et aux invites que l'union etait chose faite depuis longtemps. Pour faire servir les pre'paratifs, on maria seance tenante, au lieu des maitres, un laquais et une femme de chambre. Lvoff etait familier avec des ecrivains, des poctes et des artistes du temps, et sa maison devint le rendez-vous de toute une societe d'amateurs d'art et de litte'rature; la belle Mme Lvoff, avec. sa bonte et sa gaite, etait l'objet des attentions de tous: Khemnitzer fut amoureux d'elle et lui dedia ses Fables, et nos celebres peintres, Levitzky et Borovikowsky, firent son portrait. Deux merveilleux originaux du premier, dates de 1778 et 1786, epoque culminante de sa beaute, ornent la collection Lvoff au musee Roumiautzeff. On a aussi d'elle plusieurs miniatures par Borovikowsky, genre tout exceptionnel pour l'artiste-C'est egalement elle le personnage de „Milovidoya" (en russe—„la Genlille") d'une comedie de Derjavine,
Mme Lvoff eut deux fils, Le'onide et Nicolas, et trois filles, Elisabeth (Mme Lvoff), Vera (Mme Yoeikoff) et Prascovie (Mme Borozdine). Elle mourut a l'age de 52 ans, le 14 juin 1807, et Derjavine composa a cette occasion une poesie intitulee „Souvenir":
„Celle qui vainc tous les mortels, „Ne pouvant de cette beaute „Souffrir les conquetes sans nombre, „La Mort, a frappe Maina. „Les Amours a l'enyi sanglotent „Et je pleure aussi, je gemis"...
(D'apres l'original de Levitzky, 1786; Musee Iloumiantzeff. Moscou.)