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8 IT AN IYANO WITCH CHOUVALOFF, 1727—1797, favori de l'Impe'ratrice Elisabeth Petrowna, cousin du comte Pierre Chouvaloff, fils du capitaine de la garde Ivan Maximowitch (-(- 1741) et de sa femme Tatiana Rodionowna Ratislawsky (-[- 1756), naquit a Moscou le Ier novembre 1727; у passa son enfance et у recut sou instruction avec Souvoroff chez le meme maitre: des sa plus tendre enfance fit preuve de capacite pour les sciences. Lorsque, a l'avenement d'Elisabeth Petrowna, ses cousins s'eleverent, Chouvaloff fut recu page a la cour, mais il n'en changea pas pour cela de penchants: on le voyait toujours un livre a la main. Les Chouvaloff resolurent de mettre a profit le bei exterieur de leur jeune parent pour en faire le favori de l'Imperatrice. Le 4 septembre 1749, I. I. Chouvaloff fut nomme gentilhomme de la chambre, mais sa position ne s'affermit definitivement qu'en 1751, lorsque les Chouvaloff reussirent a eloigner Beketoff. A. partir de cette cpoque, jusqu'a la mort de l'Imperatrice, Ivan Ivanowitch jouit de sa faveur. II fut cree lieutenant general et aide de camp general, recut l'ordre de St-Alexandre Newsky. Son credit fut grand dans les derniferes annees da la vie d'Elisabeth. quand toutes les affaires d'Etat passaient par ses mains. Mais, quoique occupant la premiere place, Chouvaloff, qui ne possedait pas l'esprit etendu d'un homme d'Etat, n'avait pas, personnel-lement, une grande influence sur la marche des affaires к cause de son naturel bon enfant et quelque peu paresseux et n'etait qu'un instrument entre les mains du comte P. I. Chouvaloff- Doux et bienveillant, ennemi des discussions et du bruit, il s'efforcait d'etre en bonnes relations avec tout le monde et remplissait parfois le role de conciliateur; voila pourquoi il eut peu d'ennemis. Entierement desinteresse, Chouvaloff resta indifferent aux inte'rets materiels et refusa le titre de comte. II у avait pourtant une sphere oil l'attiraient ses gouts personnels et ??? il regnait sans limite: e'etait le domaine des sciences et. des arts, ce qui lui valut. le surnom de „Mccene russe" et rendit son nom celebre a jamais dans l'histoire de la civilisation russe, comme fondateur de la premiere universite russe a Moscou (12 janvier 1755, jour de fete du saint de sa mere). Chouvaloff fut nomme „curateur" de l'universite et s'en occupa constamment, bien qu'il ne 1'ait visitee personnellement qu'en 1778; c'est d'apres son idee que furent fondes en 1757 l'Academie des Beaux-Arts et en 1758 le gymnase de Kazan. Le nom de Chouvaloff est etroitement lie a celui de son contemporain—Lomonossoff: il fut le protecteur de ce dernier, elabora avec lui le projet de l'universite et fut chante par Lomonossoff dans de nombreuses oeuvres poetiques. Son renom, comme celui d'un seigneur russe eclaire se repandit aussi a l'etranger; il etait en correspondance avec Hclvetius, Diderot et d'Alembert, et Voltaire a dit de lui: „C'est un des hommes le plus poli et le plus aimable que j'aie jamais tu". La mort d'Elisabeth Petrowna changea la position de Chouvaloff. Pierre III le nomma directeur du Corps des cadets de terre, mais les Prussiens voyaient en lui leur principal ennemi et s'efforcerent de le brouillcr avec l'Empereur. Apres le coup d'etat de juin, Chouvaloff preta immediatement serment a Catherine II, mais, soit de nouveaux personnages, soit des ennemis de Chouvaloff occu-perent le premier rang к la cour et il partit pour un voyage de longue duree к l'etranger oil il sejourna 14 ans, en Italie et en France. Le temps apaisa le mecontentement de Catherine II: eile le chargea de differentes missions; en 17 73, il fut eleve a la dignite de conseiller prive actuel et, lorsque, en 177 7, il revint en Russie, l'Imperatrice l'accueillit en „hote bienvenu" et lui confera le titre de grand chambellan et l'ordre de St-Andre et de St-Vladimir de Iе cl.; il devint son partenaire habituel aux cartes et l'accompagna en Crimee. Chouvaloff vivait entoure de livres, de statues et de tableaux et reunissait autour de lui une societe d'ecrivains et d'hommes des plus instruits. Lui-meme etait encore „vert d'aspect, avait le langage vif, mais sa demarche n'etait pas assuree; il avait le visage toujours calme, sa maniere d'etre etait prevenante envers tous; dans la conversation, il s'exprimait. lucidement. et promptement; il parlait un russe elegamment choisi dans ses finesses et ses nuances; il se servait du francais lorsqu'il desirait exprimer quelque chose avec plus de force. Chouvaloff expira le 14 novembre 1797 et est inhume dans l'e'glise de l'Annonciation du couvent d'Alexandre Newsky. Dmitrieff a ecrit a son sujet: „De la jeunesse florissante a la blanche vieillesse, Des pauvres Chouvaloff fut le recours; De chaque talent le protecteur, Honore, accessible et affable!" (D'apres un original de De-Veilly; Academie des Beaux-Arts, St-Petersbourg.)