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ДОЛГОРУКОВЪ. 561 grand Marechal Comte Tolstoy, premier ministre secret (?), et le procureur du Synode, Prince A. G-alitzine, ami intime de l'Empereur, obtinrent son retour, et on le chargea de negocier l'entrevue de Memel, devenue si funeste a la monarchie Prussienne. J'etais alors a Berlin et fort avant dans les affaires de cette cour. Le Prince Dol-gorouky le sut, et Tint me consulter; mais je m'apercus bientot qu'il en croyait savoir plus que moi; qu'il etait entiche de cette vieille et vaine marotte des secrets de cour, et je me tus. Ce fut lui qui, a force de declamations, de rodomontades, d'anecdotes propres a deconsiderer Bonaparte, fat cause de la guerre de 1805. Ce fat lui qui, malgre le bon sens et l'avis des vieux generaux, de ce sage Koutou-zoff surtout, fit donner la bataille d'Auster-litz; ce fut lui qui, envoye au vainqueur, oublia que, lors meme qu'on ne doive rien a celui avec lequel on traite, on doit beaucoup a celui pour qui l'on traite. Napoleon eut pitie de lui; Alexandre crut devoir l'estimer davantage. Toutefois, lorsque les gazettes arriverent a St. Peteis-bourg, on y fit de plus mures reflexions, et le Prince Oolgorouky perdit m peu de sa consideration. Il crut la regagner en entamant par la voie des papiers publics une correspondance fort deplacee la et ailleurs avec Je comte Nos tit®, general autrichien, tres brave homme et qui dans us rapport avait mis quelques faits a la charge des troupes russes. Cela degenera en defis et invectives et n'eut pour le moment d'autre suite que de scandaliser les g ens de qualite, qui n'aiment pas a voir leurs semblables attaches au caveau des gazettes. Il est a supposer que cette affaire deplut a la cour, car, au lieu d'employer en 1806 le Prince a la grande armee, elle l'envoya a celle de Turquie. II est vrai qu'il y vint avec de tels pouvoirs et une telle envie de les mettre en usage, que le general de Michelson, qui etait de l'ancienne race, lui declara devant tout le quartier general, qu'a la premiere fois qu'il s'ecarterait de ses fonctions de lieutenant general, il l'enverrait pieds et poings lies jusqu'a, St. Petersbourg·. Alors, profitant de ses pouvoirs dangereux, le jeune homme, indigne, quitta l'armee et vint trouver l'Empereur. Mais il j avait ete prevenu et arriva trop tard. Il j voulut voir Sa Majeste, on lui refusa la ' porte du cabinet, il la forca. L'Empereur lui dit sechement: «Je suis las de Vos brouil-leries avec Vos chefs; allea servir sous le baron Bennigsen, taches de Vous mieux conduire et partez s. Ii rentra eiiez lui; la fievre, dont il avait apporte le germe de Moldavie, le saisit; rechauffement de la route l'avait envenime; la douleur on la colere la rendit mortelle, et ii mourut dans un delire affreux et dont ses amis ont cru cacher les details. L'Empereur, qui semblait l'aimer, dit froidement en apprenant sa fin: «11 n'est pas «fusage d'avoir des morts au Palais; qu'on l'emporte sur-le-champ». Comme il n'avait d'autre demeure que la cour» on le transporta aux lingeries imperiales, et on lui fit, aux frais du gouvernement, un oiiterremeut conforme a son grade. L'age et l'experience auraient ptr faire de lui ид homme utile, mais leur operation ent ete longue et douteuse». Графъ Голове и нъ, не состоявшей съ кйя-земъ въ прлаюкъ содрикосноветя, судитъ хотя строга но бод?е ила мепйе безпрж-страстко а во всякомъ случай отдаетъ дол ясное его сдособностяадъ, Самыжъ лест-нымъ образомъ выражается о княз-Ь ПетрЪ Петрович^. генералъ Венявгсенъ въ своихъ запискахъ: «Смерть этого генерала въ двЪтй л?тъ была большой потерею не только для арши, но я для самого Государя. Онъ обладалъ жевымъ а цроница-тедызнмъ умомъ в былъ редкой деятельности въ служба. Онъ сугйлъ снискать расположение Государя Императора, часто воздагавшаго на него различные поруче-Н1Я, какъ по д&лаагъ военньшъ, такъ и ножтичбскймъ; онъ, какъ я уже выше удо-мянулъ, былъ посланъ Йииераторомъ въ ВерлиЕъ, чтобы побудить пру ее гай каби-нетъ присоединиться къ коалицш 1805 г. Известно, что онъ исполним это поручение съ усшЁхомъ и большой ловкостью». Не могу въ заключение se привести оценку, которую дЁлаетъ своему дядЬ князь Петръ Владишровнчъ Долгоруковъ (князь Bancal), известный составитель «Сказана о родЪ князей Долгору&овыхъ». Вотъ какъ племянникъ судитъ дядю; «Князь Петръ Петровичъ сочеталъ съ I умомъ ж правомъ пылкимъ душу самую благородную к самую беякорыетную; ревностный отчязеолюбедъ, другъ верный; 36