* Данный текст распознан в автоматическом режиме, поэтому может содержать ошибки
560 ДОЛГОРУКОВЪ. la confiance du Souverain, qu'il se croyait digne et capable d'obtenir lui-meme, toutes les passions excitees avaient fini par lui donner de l'esprit, ce qui parut etonner beaucoup de gens. C'etait alors ia cheville ouvriere du parti russe. General aide de camp de l'Empereur, il etait continuellement a la cour, et je l'y rencontrais fort souvent; il me poursuivait de certains reproches et de sarcasmes sur la conduite indolente de la Russie, me repetant sans cesse qu'il fallait entrer dans une voie nouvelle. Pousse a bout, je lui dis un jour qu'il devait adresser ses refactions au chancelier qui etait le chef du cabinet. Cette reponse lui sembla un faux-fuyant, et il me dit qu'entre le chancelier et moi, c'etait un parti pris de nous renvoyer reciproquement la question etsurtouties questionneurs, afin d'echapper par la a la difficulte d'une reponse precise. Cette discussion faillit degenerer en querelle; l'Empereur s'interposa et donna tort au Prince Doigorouky, qui ne me parla plus politique. Toute relation cessa entre nous, mais il continua ses intrigues avec plus d'acharnement que jamais, intrigues qui bientot recurent un nouvel echec, suivi de nouvelles excitations. Je me souviens que sous le regne de Paul, nos rapports etaient fort bons. Il me temoigna une grande confiance dans une affaire d'honneur qu'il eut avec M-r Wintzingerode, dont j'ai fait mention et dont j'aurais encore a parler. C'etait un allemand tres honnete, tres roide et tres pointilleux sur le chapitre de l'honneur. A la snite d'une conversation avec le Prince Doigorouky, il s'obstina a le provoquer et tous deux furent d'accord pour me prendre comme leur unique temoin. La rencontre eut lien dans un jardin; je chargeai les pistolets, placai les deux combattants de maniere a donner le moins de certitude possible a leur tir; tout se passa pour le mieux, car il se manquerent reciproquement et l'incident se termina par une reconciliation complete.» Мнете князя Адама Чарторижскаго особенно интересно потому, что почти въ каждом.* слове чувствуется глубокая, затаенная злоба польекаго магната, за« мыслы котораго относительно политики Россш и возстановлетя Польши были разбиты, благодаря энергичному вмешательству юнаго, но смелаго князя Долгорукова. Граф* Кочубей (впоследствш князь) пишетъ изъ Петербурга отъ 9 декабря 1806 года герцогу Ришелье: «Je ne saurais finir cette lettre, cher Duc, sans Vous exprimer mes vifs regrets sur le derangement de Votre sante. Prenez surtout bien garde a ces maudites fievres de Moldavie. Elles viennent de nous donner un exemple bien triste de leur malignite. Le Prince Pierre Doigorouky, a peine arrive de Jassy, a succombe an bout de sept jours de maladie. ? est mort hier au soir: sans avoir jamais eu aucune liaison particuliere avec lui, je le regrette sincerement. Il aurait fait un sujet distingue, d'ici a quelques annees, аргёз qu'il aurait jete sa gourme et reflechi sur les sottises qu'il peut avoir faites.» Это суждеше одного изъ антагонистов* князя очень важно для оценки его личности. Теперь привожу заметки графа Головкина (род. 1769 г. f 1823 г.) изъ его ме-муаровъ, которые еще не изданы. Его характеристика князя Петра Петровича очень типична. Вотъ что говорит* гр. Головкин*: «A l'avenement d'Alexandre, Pierre Doigorouky resta dans son poste d'aide de camp general de l'Empereur et fut au premier rang des favoris, que le moniteur francais nomma «les trente freluquets maitres de la Russie». Un duel eclatant au sujet d'une femme lui donna dans une cour, ou Von ne se piquait ni de bravoure, ni de galanterie, un lustre particulier, et il en profita pour prendre a l'egard de Son Maitre un ton de superiorite qui reussit pendant quelque temps. Ses intentions en general etaient bonnes et pures, on lui doit cette justice; mais pour l'ordinaire il voyait mal, par humeur on par ignorance, et son amour propre le tenait fort loin des conseils dont on a besoin, lorsqu'on veut se meler de tout et gouverner une machine telle qne l'Empire de toutes les Russies. Un acces intempestif de franchise lui valut un beau jour l'ordre de se rendre a son inspection; car alors les vieux generaux et les vieilles bandes etaient inspectes par des liommes de vingt a vingt-cinq ans. Le